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Diagnostic

Clinique

La déformation est visible dès la première année de vie. Le patron respiratoire du patient doit être minutieusement suivi. Si l’inspiration provoque un enfoncement sternal, on parle de respiration inversée ou paradoxale. Ce phénomène est en corrélation avec une évolution défavorable du cas. Le suivi doit être réalisé semestriellement ou plus fréquemment chez les patients présentant des troubles respiratoires majeurs les obligeant à être hospitalisés. Jusqu’à l’âge de quatre ans environ, il n’est pas nécessaire de réaliser des examens complémentaires, car ils n’apportent rien.

Radiologie conventionnelle

Elle permet d’observer l’enfoncement sternal dans la projection latérale et de mesurer les diamètres antéropostérieur et transversal. Un produit de contraste à base de métal ou de baryum peut être placé au fond de l’entonnoir. La radiologie permet également d’observer les malformations associées, comme la scoliose, l’hémivertèbre, la fusion costale, etc.

Tomographie assistée par ordinateur

Les patients sont soumis à une tomographie assistée par ordinateur (TAO) du thorax. Seules quelques coupes de l’entonnoir sont sollicitées, sauf s’il s’agit d’une malformation plus complexe. Dans ce cas, une TAO hélicoïdale peut être réalisée.

Les coupes conventionnelles au niveau de l’enfoncement maximum permettent d’observer le degré du pectus excavatum à partir du calcul de l’index de Haller. Cet index s’obtient en divisant l’axe transversal (distance horizontale de l’intérieur de la cage thoracique) par l’axe antéropostérieur (distance la plus courte entre les vertèbres et le sternum) et est en corrélation avec l’indication chirurgicale lorsqu’il est supérieur ou égal à 3,25.

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Autres explorations complémentaires

Des examens cardiaques et pulmonaires seront également réalisés :

  • Électrocardiogrammes.
  • Échocardiogrammes, obligatoires dans tous les cas de figure pour obtenir un bilan de la situation cardiovasculaire.
  • Ergospirométries, réalisées selon un protocole, après l’effort, pour obtenir le patron respiratoire du patient (restrictif ou normal).
  • Télémétrie des extrémités, indiquée dans les cas de scoliose, sans rotation sternale, afin d’écarter une dissymétrie des extrémités.

Le suivi des patients oblige souvent à refaire une partie ou la totalité des examens pour évaluer la stabilisation ou l’aggravation évolutive et établir plus précisément l’indication.